Formation des élus Gouvernance la forme et le contenu

Formation des élus   Gouvernance   la forme et le contenu

La DGCL a finalisé le 2e module du nouveau cycle de formation et visites sur le terrain des formateurs. 28 - 12 - 2011 Manque de compétence des élus, déficit d'informations, apprentissage défectueux des textes de lois... expliqueraient le fonctionnement bancal de nos communes. Le lancement en 2010 des programmes d'appui à la décentralisation et à la formation des élus était destiné à pallier ces « insuffisances ». Au début du mois de décembre 2011, la Direction générale des collectivités locales (DGCL) a finalisé le 2e module du nouveau cycle de formation et visites sur le terrain des formateurs en coopération décentralisée et décentralisation au profit de ses cadres et des élus de différentes régions du Maroc. En coopération avec le programme Artgold PNUD Maroc, avec d'autres partenaires tels que l'Ecole nationale d'administration, l'association Targa et l'Université internationale de Rabat, ces programmes qui se sont déroulés ces deux dernières années avaient pour objectif de « renforcer les collectivités locales en matière de planification, de gestion et d'exercice de la maîtrise d'ouvrage de ces dernières». Plus précisément, et comme le souligne Mme Najat Zerrouk, gouverneur et directrice de la formation des cadres administratifs et techniques au ministère de l'Intérieur, il s'agit « d'investir dans le capital humain, valoriser l'emploi public local pour asseoir une administration locale performante, professionnaliser les ressources humaines, soit 27 779 élus locaux et 151000 fonctionnaires pour permettre d'ancrer les CL territoriales en qu'acteur majeur du développement ». 7 filières professionnelles ont été développées, «affaires juridiques, planification stratégique, aménagement de l'espace et mise à niveau territoriale, administration et management d'une collectivité locale, management des services et équipements locaux, animation socioculturelle et sportive, partenariat et coopération décentralisée». Le transfert de connaissances et d'expériences est assuré par des praticiens de terrain, mais il ne suffit pas, car il faut renforcer aussi le savoir-être et le savoir-agir des élus. Débats, échanges, questionnements, approches comparatives ont permis au cours de ces modules de mettre au centre du processus de formation les élus comme acteurs centraux qui doivent veiller à la mise en pratique de valeurs comme l'intérêt général, la citoyenneté, le respect de la loi, tout ce qui donne du sens à leur mission. D'où le rôle primordial des formateurs qui ont été durant ces deux modules tout à la fois actifs, vigilants pour garantir cohérence et intelligence, pour animer les débats, synthétiser les interventions, rendre compte des idées clés et aider les apprenants. Les formateurs ne sont pas des professeurs au sens classique du terme et, comme le souligne Philippe de Leener du forum de Delphes après une expérience à Nouakchott, « la manière et les méthodes de mise en œuvre des formations à destination des élus importe plus, dit-il, que le contenu formel. Car pour innover dans le champ de la décentralisation, c'est moins les procédures, les outils, les manuels, les dispositifs dont les élus ont besoin et davantage un nouvel état d'esprit. Ce nouvel état d'esprit ne peut s'acquérir qu'à travers des expériences concrètes vécues intensément, qu'à travers des débats reposant sur la pensée critique, sur une argumentation opposable, sur la réflexibilité, sur la valorisation des expériences… Parfois la méthode importe plus ou autant que le contenu, et de ce côté-là, et pour avoir participé à un module, ce fut… une expérience réussie qu'il faut dupliquer et encourager ! L'espace pédagogique où il s'est déroulé, à savoir l'UIR qui a assuré de bonnes conditions de formation, aura aussi et sans doute joué son rôle ! SOURCE WEB Par Farida Moha Le Matin