TIC et Transport aérien

TIC  et   Transport aérien

Publié le : 01.10.2010 | 15h22

Le développement par les nouvelles technologies

 Le Maroc est partenaire dans des projets de recherche et développement initiés par l'UE, à l'instar

de EGNOS et SESAR.

Le Maroc compte beaucoup sur les nouvelles technologies pour développer davantage son secteur du transport aérien. En fait, le Royaume est partenaire dans des projets de recherche et développement initiés par l'UE, à l'instar de The European Geostationary Navigation Overlay Service (EGNOS) et The Single European Sky ATM Research Programme (SESAR).

"Les nouvelles technologies ont un impact révolutionnaire sur le secteur du transport aérien, les projets de recherches et développement initiés par l'UE dont le Maroc (ONDA) fait partie de certains (SESAR, EGNOS..), contribueront indéniablement à améliorer le dispositif à même de renforcer les capacités, l'efficacité et la sécurité de nos aéroports, sans oublier l'aspect environnemental", a souligné jeudi à Marrakech, Karim Ghellab, ministre de l'Equipement et des transports. Le développement du secteur s'appuie également sur le renforcement des infrastructures et des capacités d'accueil des passagers et des avions, l'amélioration de la qualité des services rendus et l'impératif de la sûreté et de la sécurité, a noté le ministre, dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général de son département, Mohamed Jamal Benjelloun à l'ouverture des travaux du 20e congrès de l'Association des Aéroports de Langue Française (ALFA-ACI) (29 septembre au 2 octobre).


De même, ajoute-t-il, cité par la MAP, le Maroc s'est engagé dans des réformes sur le plan réglementaire et qui visent la révision du régime juridique et organisationnel du secteur de l'aéronautique civile et l'accompagnement de son évolution, faisant savoir que plus de 73 % des touristes en séjour au Maroc utilisent l'avion

Ce développement qui a été enclenché depuis de longues années a été catalysé par l'ouverture du ciel marocain, avec la signature de l'accord « Open Sky » avec l'UE

A ce sujet, le directeur général de l'Office national des aéroports (ONDA), Dalil Guendouz a noté que l'une des avancées majeures du Maroc en terme de trafic aérien a été l'accord de l'"Open Sky" qui permet au pays de "démultiplier de manière tout à fait significative le nombre de ses liaisons et de ses connexions aériennes avec les pays du nord de la Méditerranée"

Surtout que, ajoute-t-il, une politique volontariste d'augmentation des capacités aéroportuaires a été menée en parallèle à cet accord, en plus du management de la sécurité, d'harmonisation des systèmes de navigation aérienne et de la formation à travers l'Académie Mohammed VI. Ce qui a permis au pays, affirme-t-il, de traverser dans une relative sérénité les crises par lesquelles est passé le secteur au niveau mondial. Ainsi, illustre-t-il, le Maroc a par exemple terminé l'année 2009 avec une croissance positive du trafic commercial de 4 %.



Par ailleurs, initié par l'ONDA en partenariat avec l'ALFA- ACI, les participants à ce congrès ont débattu des manières dont la coopération internationale peut aider à satisfaire les besoins futurs des aéroports par des échanges d'expertise, en matière de capacité, d'environnement, de sûreté et de satisfaction des passagers

 

Il a réuni des experts, des professionnels et des responsables du secteur aéroportuaire marocains et étrangers, en provenance notamment d'Europe, du Canada et de l'Afrique, qui ont traité des thématiques relatives, entre autres, à "la capacité de développement des aéroports", "l'enjeu de la sécurité pour les aéroports", "la prise en compte du développement durable des aéroports", et aux "nouveaux marchés en Afrique".

L'Afrique appelée à libéraliser l'aérien

La Banque mondiale (BM) a exhorté les pays africains à ouvrir leur marché du transport aérien aux opérateurs étrangers pour stimuler leur propre croissance économique et leurs perspectives de développement


«Les pays africains peuvent améliorer la sécurité aérienne et stimuler leur propre croissance économique et leurs perspectives de développement en mettant en pratique les engagements qu'ils ont pris d'ouvrir leur marché local du transport aérien aux opérateurs extérieurs», indique une étude de la BM publiée jeudi par la presse sénégalaise


«A l'heure actuelle, les normes de sécurité sont médiocres dans 31 pays d'Afrique, ce qui cause davantage d'accidents d'avion que dans toute autre région du monde», ajoute la BM dans cette étude intitulée «Ciels ouverts pour l'Afrique et mise en oeuvre de la décision de Yamoussoukro».

Repères

Carrefour d'échange

 

Au menu de ce congrès figurent également, des réunions du bureau ainsi que du conseil d'administration de l'ALFA- ACI, outre l'organisation d'une exposition de fournisseurs de matériels et de services destinés aux aéroports (des sociétés aéronautiques, compagnies aériennes et organismes d'aviation).

ALFA-ACI est un groupe d'affinités entre aéroports francophones qui a vu le jour en 1991, dans le sillage de la création de l'association internationale ACI. Rassemblant actuellement 80 aéroports membres actifs d'une vingtaine de pays francophones des cinq Continents, l'ALFA- ACI se veut un carrefour d'échange, d'études…

 

 

Source : web  Par Lahcen Oudoud | LE MATIN