Tourisme Vraie coupure en matière de gel d\'investissement

Tourisme  Vraie coupure en matière de gel d\'investissement

Le tourisme a été épargné d'une vraie coupure budgétaire», le ministre du Tourisme

Le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, intervenant lors de l’ouverture, à Casablanca, du «Morocco tourism investment forum». (Photo : MAP)

Le secteur du tourisme a été épargné d'une «vraie coupure en matière de gel d'investissement», a déclaré, lundi à Casablanca, le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad.

Ce secteur a été épargné car il revêt un aspect stratégique pour le Royaume, de par le fait qu'il est le premier pourvoyeur de devises et le deuxième en termes de contribution au Produit intérieur brut (PIB) et à l'emploi, a expliqué Haddad dans une déclaration à la presse en marge du ‘Morocco tourism investment forum’, qui vise à promouvoir l'investissement dans le domaine.

Le Maroc dispose d'un «cadre d'investissement favorable» et plusieurs efforts sont déployés, de part et d'autres, afin d'améliorer le climat des affaires dans ce secteur, a-t-il ajouté.

Le ministre a, également, mis en exergue la mise en place du foncier au profit des investisseurs ainsi que des primes d'investissement en vue de les encourager à investir au Maroc, soulignant que son département s'atèle à accompagner ces investisseurs dans la conception, la réalisation et la promotion à l'international de leurs projets.

Intervenant lors dudit forum, qui accueille des opérateurs et acteurs internationaux du tourisme, Haddad a mis en relief la stabilité politique dont jouit le Royaume, son cadre macroéconomique propice et la diversité de ses produits touristiques vu ses variétés écologiques et géographiques.

De son côté, le ministre de l'Economie et des Finances, Nizar Baraka, a souligné le rôle du gouvernement dans l'accompagnement des grands projets structurants, notamment dans le domaine touristique, particulièrement par le biais du fonds d'investissements touristiques, qui est financé conjointement par l'Etat et le Fonds Hassan II.

Le gouvernement déploie également des efforts sur le plan fiscal, avec une importante batterie de mesures incitatives, selon Baraka, qui indique que les dépenses fiscales adressées aux opérateurs touristiques ont doublé entre 2006 et 2012. 

Pour sa part, le président du directoire de la Société marocaine de l'ingénierie touristique (SMIT), Imad Barrakad, a indiqué que le Maroc table sur un montant total des investissements touristiques de l'ordre de 20 milliards de dirhams (MMDH) en 2013, après une réalisation de 14 MMDH un an auparavant.

La SMIT ambitionne, à travers ce forum, d'attirer des investissements étrangers, surtout que la stratégie 2020 nécessite un montant global d'environ 150 MMDH afin de financer la création de 200.000 lits, entre autres, a-t-il précisé. 

Le responsable de la SMIT a noté que les efforts de la société s'inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale du secteur touristique au Maroc, l'objectif in fine du forum étant la signature d'accords à même de renforcer les réalisations dans le cadre de la vision 2020.

«Le volume des investissements requiert une forte promotion et commercialisation de la destination d'investissement Maroc notamment sur fond de la conjoncture actuelle marquée par des difficultés financières en Europe», a-t-il martelé, notant toutefois l'émergence d'autres sources d'investissement, à l'image du Qatar et de Dubaï, dont la présence au Maroc gagne plus de force.

L'événement vise à fournir une plateforme pour la communication entre les investisseurs privés étrangers et marocains et pour discuter des innovations en matière de produits touristiques, pour que le Maroc puisse anticiper la création de produits touristiques qui répondraient à l'évolution que connaît la demande des touristiques.