LE TORCHON BRÛLE ENTRE RAM ET L’ONMT LA COMPAGNIE SUPPRIME LA LIGNE ESSAOUIRA PARIS

 LE TORCHON BRÛLE ENTRE RAM ET L’ONMT  LA COMPAGNIE SUPPRIME LA LIGNE ESSAOUIRA PARIS

 

L’ONMT AURAIT ACCORDÉ UNE SUBVENTION À TRANSAVIA SUR LA MÊME LIAISON

Rien ne va plus entre Driss Benhima et Abderrafie Zouiten. A coup sûr, la suppression de la ligne Essaouira-Paris devra prendre d’autres tournures dans les jours qui viennent entre la compagnie et le bras armé de la promotion de la destination Maroc

Tensions entre Royal Air Maroc et l’Office national du tourisme (ONMT). En tout cas, c’est la première du genre entre Driss Benhima (PDG de RAM) et Abderrafie Zouiten (DG de l’ONMT et ancien numéro 2 de RAM).

A l’origine de ce différend, la suppression de la subvention que l’ONMT accordait à RAM sur la ligne Essaouira-Paris. Conséquence directe: la compagnie vient de décider l’arrêt de la desserte où elle opérait à trois fréquences par semaine. La RAM confirme que la liaison sera effectivement supprimée vers la mi-septembre au plus tard. Pour la compagnie, les motifs de cette suppression s’inscrivent dans la logique du contrat-programme signé avec l’Etat. Les orientations du contrat-programme, censées restructurer l’entreprise, interdisent le maintien de lignes déficitaires. D’ailleurs, depuis la signature du contrat avec l’Etat, RAM avait élagué 17 lignes non rentables de son réseau. Sauf que Paris-Essaouira a été pendant longtemps maintenue, même si elle n’était pas viable sur le plan économique. «Nous avons gardé cette ligne, le temps de vérifier si sa suppression n’allait pas entraîner des perturbations. De plus, pour des considérations touristiques, nous n’avions pas voulu réduire les arrivées et enclaver la destination», précise un responsable de Royal Air Maroc. Mais si, aujourd’hui, la suppression de la ligne est actée, c’est surtout parce qu’il y a un nouvel entrant sur  la même ligne. Ce concurrent n’est autre que Transavia, filiale détenue à 60% par Air France. Depuis quelques mois, la compagnie française assure deux rotations par semaine depuis Orly et ce, à des tarifs défiant toute concurrence (à partir de 85 euros l’aller simple). «Le vrai problème ne réside pas dans la compétition commerciale. Il intervient surtout dans un contexte où la compagnie française bénéficie de subventions de l’ONMT, mais pas la RAM», confie une source proche de Benhima. Pour rappel, sur la même ligne, RAM avait pendant longtemps bénéficié de subventions de l’ONMT. Sauf que cet appui financier de l’ONMT a été supprimé conformément aux orientations du contrat-programme. «L’ouverture de cette ligne par une compagnie française, qui plus est subventionnée par un organisme marocain public, change la donne et aggrave le déficit de RAM sur cette liaison», tient à préciser la même source. Contacté hier par L’Economiste, le DG de l’ONMT, en déplacement en Asie, n’est pas au courant de cette décision de suppression de la ligne de RAM. Ceci étant, aux yeux de Zouiten, «au cas où elle serait prise, cette décision s’inscrit dans une logique de compétitivité commerciale entre deux compagnies, sans plus».

 

6 Septembre 2014-09-07 _SOURCE WEB Par Amin RBOUB L’Economiste

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