Énergies propres Le Maroc voit grand

Énergies propres    Le Maroc voit grand

Le lancement de la centrale solaire Noor 1 de Ouarzazate est prévu en 2015./DR

Éolien et solaire, le Maroc a investi dans de vastes projets dans les énergies propres afin de réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Où en sont les différents chantiers ? Tour d’horizon.

La volonté du Maroc de réduire sa dépendance aux ressources énergétiques fossiles et de développer des énergies propres afin de contribuer à l’effort international de lutte contre les changements climatiques n’est plus une chimère mais une réalité. Le Maroc a été parmi les premiers pays du continent africain à engager une stratégie de promotion des énergies renouvelables, notamment solaires et éoliennes. Objectif : diversifier ses sources d’énergie afin de s’affranchir de la dépendance vis-à-vis des sources conventionnelles d’énergies.

Le projet marocain d’énergie éolienne, qui a remporté un franc succès, se poursuit dans les meilleures conditions, et l’ensemble des unités prévues sont déjà réalisées, engagées ou en cours de lancement. A ce jour, 454 MW sont déjà opérationnels, environ 670 MW sont en cours de construction ou de développement et un appel d’offres pour la réalisation de cinq parcs éoliens totalisant 850 MW a été lancé.

Abdelkader Amara, ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement.

Quant au projet d’énergie solaire, les travaux de construction de la première tranche Noor 1 de 160 MW de la centrale d’Ouarzazate ont été lancés et sa mise en service est prévue en 2015.

Les appels d’offres pour la réalisation de Noor 2 et 3 utilisant deux différentes technologies du CSP (parabolique et tour) ont été ouverts et les consortiums retenus seront connus prochainement, dixit M. Amara.

Pour la dernière tranche, Noor 4, l’appel d’offre pour la réalisation de cette unité d’une puissance de 70 MW photovoltaïque est en cours de préparation et deux nouveaux sites ont été identifiés, à savoir Tata et Midelt.

LE PHOTOVOLTAÏQUE À GRANDE ÉCHELLE

En complément à ce programme de développement des capacités de production d’électricité de source solaire thermique concentré, le ministère de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement a dévoilé la feuille de route nationale pour le développement de l’utilisation de l’énergie solaire photovoltaïque à grande échelle.

Ce projet porte sur le développement de programmes de grandes et moyennes centrales photovoltaïques cumulant 400 MW pour l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) et 400 MW pour l’Agence Marocaine de l’Energie Solaire (MASEN), en plus des centrales qui seront réalisées par les producteurs privés THT-HT dans le cadre de la loi 13-09.

Ce grand projet porte aussi sur le développement de centrales photovoltaïques avec une production destinée aux consommateurs raccordés en moyenne tension, dont le marché estimé à 1,5 GW à 2030. L’utilisation à grande échelle du photovoltaïque dans le résidentiel et le tertiaire raccordés en basse tension est également prévue. Son potentiel est estimé à 4,5 GW.

Pour faire face au rythme de croissance de la demande électrique estimé à 6%, le ministère a procédé à l’élaboration d’un programme de renforcement des capacités de production qui prévoit la réalisation d’une puissance de 5.034 MW entre 2014 et 2018, dont 2.740 MW de sources renouvelables, soit plus de 50%.

RÉFORMES LÉGISLATIVES

Ainsi, il a été procédé à la mise en service en 2014 de l’extension de la centrale à charbon de Jorf Lasfar par deux unités de 700 MW au total, au choix du constructeur de la centrale à charbon de Safi de 1.386 MW, dont la mise en service est prévue entre 2017 et 2018. Les travaux de l’extension de la centrale à charbon de Jerada par une unité de 320 MW, qui sera mise en service en 2016, ont été aussi lancés. En parallèle, le processus pour la réalisation des groupes diesel de Tiznit et Dakhla de 88,5 MW en 2015 a été lancé.

Dans le cadre législatif et réglementaire, l’année 2014 a été marquée par le lancement d’une nouvelle série de réformes dans le secteur de l’énergie en général et celui des énergies renouvelables en particulier.

SUPPRESSION DE LA LIMITE DE PUISSANCE POUR LES AUTO-PRODUCTEURS

Il s’agit essentiellement de l’ouverture du marché électrique de sources renouvelables aux consommateurs raccordés à la moyenne tension, de la création d’une Agence de sûreté et de sécurité nucléaire et radiologique, de la mise en place d’une Autorité indépendante de régulation de l’énergie, de l’ouverture du réseau basse tension aux secteurs résidentiel et tertiaire et la suppression de la limite de la puissance électrique destinée aux auto-producteurs d’électricité.

En outre, une feuille de route en matière d’efficacité énergétique a été élaborée, ciblant en priorité les secteurs clés : le transport, l’industrie, le bâtiment et l’éclairage public. Elle a pour objectif d’atteindre une économie d’énergie de 12% en 2020 et de 25% à l’horizon 2030.

REGAIN D’INTÉRÊT POUR LES HYDROCARBURES

Conscient du rôle de la recherche et développement pour le renforcement de l’industrie et l’expertise locales, le ministère de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement a lancé un « Cluster industriel » pour la filière solaire afin de renforcer les actions menées dans le cadre du plan solaire NOOR.

L’activité de la recherche des hydrocarbures a été, elle, marquée ces dernières années par un regain d’intérêt, perceptible à travers des forages de plus en plus nombreux et l’afflux important des sociétés pétrolières internationales, plus d’une trentaine. Elles opèrent sur une superficie globale de près de 400.000 km2 composée de 11 concessions en onshore, 131 permis de recherche dont 90 en offshore et 4 autorisations de reconnaissance dont 2 en offshore.

31/12/2014 à 12:16

SOURCE WEB Par aufait avec MAP

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