Nadia Fettah Alaoui, nouveau ministre du Tourisme

Nadia Fettah Alaoui, nouveau ministre du Tourisme

Jamais dans l’histoire du tourisme au Maroc, une femme n’avait été ministre du Tourisme. Nadia Fettah Alaoui succède donc à M. Sajid qui quitte le Gouvernement, laissant plusieurs chantiers en friche à son successeur.

Nadia Fettah Alaoui, jusque-là directrice générale de Saham Finances qui gérait 56 filiales dans 26 pays. Il s’agit d’une brillante figure de la finance casablancaise diplômée de HEC Paris qui avait démarré sa carrière, en 1997 en France, chez Arthur Andersen. Au Maroc, elle a fait le plus grand de sa carrière auprès de Moulay Hafid Elalamy dans le groupe Saham où elle a patiemment gravi les échelles jusqu’à ce qu’elle occupe en 2017 le poste de directrice générale de Saham Finances où elle a été à la manœuvre lors de l’acquisition par le sud-africain Sanlam Sem de Saham Finances. Nadia Fettah Alaoui est fondatrice et administratrice du Club des Femmes au Maroc et membre du réseau international « Women Corporate Directors ».

Durant son mandat de ministre, elle aura le même portefeuille tripartite : le secteur du tourisme ainsi que celui du secteur stratégique du transport aérien, qui est lié de manière dynamique au développement du tourisme dans l’industrie aérienne et l’économie de l’artisanat.

L’investiture de Nadia Fettah Alaoui survient dans un environnement touristique morose. Il va sans dire que la crise dans les marchés émetteurs, la défaite de géants du Tour Operating, la décroissance de l’aérien, etc, a rendu la vie pénible aux professionnels du tourisme, sachant que l’administration du Tourisme était absente en communication et en proximité avec le privé.

La latence est perceptible dans la profession et les espoirs portés sur la nouvelle ministre, surtout au niveau du volet aérien souvent pris à court par les professionnels. Quoiqu’il en soit, Nadia Fettah Alaoui devra assurer, car elle aura beaucoup à faire face à une conjoncture dubitative. Quoiqu’il en soit, les professionnels demeurent confiants dans leurs relations avec tout nouveau ministre du Tourisme.

Il faut dire que la saison touristique semble mi-chou mi-raisin, oscillant entre prouesses enregistrées à l’échelle nationale et attentes d’une mise sur les rails véritable des chantiers. Les interrogations sont légion et traduisent un statu-quo jusqu’ici peu compréhensible. Peut-être que la crise patente s’emparant de la plupart des marchés émetteurs est bien pour quelque chose mais cela ne justifie en rien le calage de la mécanique touristique nationale.

C’est dire que la feuille de route public-privé doit être ressuscitée. La nouvelle ministre le fera t-elle ?

Le 09/10/2019            

Source web Par Premiumtravelnews

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