Comment la presse française a commenté Much Loved de Nabil Ayouch

Comment la presse française a commenté Much Loved de Nabil Ayouch

Much Loved, dernier long métrage de Nabil Ayouch. Largement commenté dans les réseaux sociaux et la presse marocaine avant même sa sortie, le dernier long métrage de Nabil Ayouch fait aussi l’objet d’articles dans les médias français où il récolte des avis majoritairement positifs. Avec Much Loved, son dernier long métrage, une chose est sûre: Nabil Ayouch fait parler de lui. Non seulement au Maroc où il soulève un tollé avant même sa sortie, mais aussi en France, suite à sa présentation à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Pour le Journal du dimanche, Nabil Ayouch « porte un regard plein de tendresse sur ses héroïnes, dont on se sent immédiatement solidaire. Une chronique engagée, sans langue de bois, qui ne dérape pas dans le voyeurisme, pleine d’humanité et de courage ». Pour le Figaro, « avec une crudité jamais gratuite, sans misérabilisme, Ayouch filme là où ça fait mal. La tchatche de Noha, party girl tour à tour rieuse et rageuse, fait des étincelles ». Pour Télérama, « Much Loved est un film en tous points étonnant. Parce ce qu’il révèle un monde de fêtes orgiaques, certes cachées mais finalement banales pour les noctambules de Marrakech. La mélancolie et la loi du marché y dominent. En marge de ces activités tarifées, les héroïnes du film forment un petit groupe, comme une famille avec des disputes, des moments de tendresse ou de rire. Au cœur de cette famille, la dernière possible pour des exclues, Nabil Ayouch trouve une place fraternelle, complice, solidaire. Et réussit à parler de la prostitution autrement ». Libération évoque pour sa part « un réquisitoire nuancé sur les conditions d’exercice de la prostitution telle qu’elle se pratique actuellement au Maroc, où la loi prohibitionniste pénalise d’abord les prostituées, stigmatisées socialement, victimes de violences physiques, d’abus verbaux, de racket et de viols dans les commissariats. Cette fougueuse radiographie du microcosme de la nuit marocaine ne verse jamais dans le voyeurisme sordide ou la leçon de morale dispensée en surplomb ». Toujours du côté des critiques positives, Metronews estime qu’il est « impossible de rester impavide devant sa mise en scène percutante qui, tout en témoignant de l’avilissement de la femme, la célèbre aussi. A l’image d’un dernier plan où, tel un jusqu’au-boutiste zélé, l’espoir devient la personnification du mari providentiel ». France TV n’est en revanche pas du même avis et estime que ce film qui vise à dénoncer l\'exploitation de ces femmes passe à côté de son but. « Much Loved est un film engagé. Il (Nabil Ayouch) espère qu\'en le voyant les autorités marocaines décideront d\'aider ces prostituées à quitter leur condition. Il ne suffira sans doute pas (…) le film peine à trouver son ton et passe à côté de son but ». Le Parisien semble lui aussi plus réservé, notamment pour ce qui est du jeu d’acteur des personnages masculins. « Les quatre jeunes actrices se révèlent absolument remarquables de naturel. Les personnages masculins, en revanche, en prennent pour leur grade, en particulier dans les scènes de sexe où ils sont parfois un peu trop ridiculisés ». 25 Mai 2015 SOURCE WEB Par Médias24 Tags : Much Loved, dernier long métrage de Nabil Ayouch- présentation à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes- Journal du dimanche- le Figaro- Libération- Télérama- Metronews- France TV- Le Parisien-