Dakhla : Le CRT s’attaque à la lenteur administrative

Dakhla : Le CRT s’attaque à la lenteur administrative

Elle a réussi à s’imposer en tant que principal pôle touristique des régions du Sud. Et pourtant sa capacité d’accueil n’est toujours pas adéquate à la forte demande manifestée aussi bien par les touristes locaux qu’étrangers. Il s’agit de la ville de Dakhla. Une destination qui a réussi à attirer une dizaine de milliers de visiteurs en 2017. Le Conseil régional du tourisme de Dakhla (CRT) recense à cet effet 13.078 arrivées contre 9.818 en 2016. Les établissements d’hébergement touristiques ont réalisé pour leur part 48.493 nuitées en 2017 contre 44.603 nuitées en 2016. «Dakhla a connu des faits marquants et une forte croissance de ses activités touristiques qui se sont concrétisées autour de l’organisation de plusieurs congrès et événements, en l’occurrence le Forum international Crans Montana, qui réunit chaque année plus d’un millier de décideurs et de personnalités politiques à l’échelle mondiale», nous explique Omar El Alaoui El Belrhiti, premier vice-président du Conseil régional du tourisme de Dakhla. Toutefois, d’importants obstacles freinent à ce jour l’élan touristique de la région.

On énumère en premier la lenteur et le manque de souplesse au niveau des procédures administratives. Pour relever cet obstacle, le Conseil régional du tourisme compte «mener des démarches auprès des différentes administrations centrales pour la simplification des procédures en concomitance avec le respect des lois en vigueur, afin d’éviter les mauvaises interprétations des textes juridiques qui régissent le secteur». Le Conseil régional du tourisme de Dakhla se penche, par ailleurs, sur l’identification de mécanismes à déployer pour l’octroi des facilités dans les démarches administratives. «Ceci passe à travers la création d’une cellule composée des services extérieurs compétents, qui sera à la disposition des investisseurs par une astreinte au niveau du centre régional», apprend-on de Omar El Alaoui El Belghiti. Le but étant d’éviter l’acheminement des courriers et les retards que certaines administrations mettent pour donner leur avis sur les dossiers d’investissements touristiques. Le Conseil est intransigeant : Aucun promoteur ne devra abandonner son projet à cause de certaines difficultés rencontrées dans le circuit administratif.

Notons que loin des sports de glisse pour lesquels la destination est prisée, Dakhla cherche à se positionner sur de nouveaux segments notamment l’écotourisme. Pour ce faire, de nouvelles bases stratégiques de marketing ont été définies par le conseil dans le cadre de son plan d’action 2018-2019. Cette feuille de route a été élaborée en concertation avec l’ensemble des partenaires du conseil. La finalité étant de faire du tourisme «une industrie performante, innovante et durable qui exerce un effet de levier sur le développement économique régional, en offrant une destination originale et incontournable aux clientèles internationale et marocaine», souligne M. El Alaoui El Belrhiti. Parmi les actions programmées dans le cadre de ce nouveau plan d’actions, figurent également la confirmation des marchés traditionnels et le développement de nouveaux marchés, l’amélioration de la connectivité aérienne de la destination et l’organisation en partenariat avec le conseil de la région Dakhla- Oued Eddahab d’une série d’événements. Citons entre autres un voyage de presse en février, le trophée Prince Moulay El Hassan du surf-casting en mai et le Forum de l’investissement en juillet.

Le 30 Janvier 2018

Source Web : Aujourd'hui le Maroc

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