Charte commune: voici ce sur quoi se sont engagés les partis de la majorité



Les chefs des six partis formant la majorité ont signé la charte commune lundi 19 février.

Les six partis de la coalition gouvernementale ont signé, lundi 19 février à Rabat, leur charte commune. Voici ce qu'elle prévoit.

La charte de la majorité se veut un document contractuel et cadre de référence politique et moral encadrant l'action commune de la majorité, sur la base d'un programme clair et des priorités bien définies sur les questions internes et externes.

La charte repose sur cinq axes: l'approche participative, l'efficacité, la transparence dans la gestion, la solidarité en matière de responsabilité et le dialogue avec les partenaires, a expliqué, dans une allocution de circonstance, le Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, notant que les partis de la majorité s'engagent à respecter ces axes.

Les partis de la majorité, à savoir le Parti de la justice et du développement (PJD), le Rassemblement national des indépendants (RNI), l'Union socialiste des forces populaires (USFP), le Mouvement populaire (MP), l'Union constitutionnelle (UC) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS), sont ainsi appelés à mobiliser leurs moyens et à adhérer aux projets et chantiers de réforme à même de réussir le programme gouvernemental, notamment à travers l'appui du choix démocratique et des principes de l'Etat de droit, la consécration de la régionalisation avancée, le renforcement des valeurs de la transparence et de l'intégrité, ainsi que la réforme de l'administration, a ajouté Saâd-Eddine El Othmani.

Il s'agit également de la consécration de la bonne gouvernance, le développement du modèle économique et la promotion de l'emploi et du développement durable, outre le renforcement du développement humain, la cohésion sociale et régionale et le développement rural, a-t-il poursuivi.

La nature de l'action politique et des divers programmes qui en découlent pourraient susciter des divergences entre les acteurs politiques et les partis, a-t-il relevé.

"Nous sommes conscients de la nécessité de la différence et nous sommes aussi conscients que ce qui nous rassemble au sein de ce gouvernement est plus que ce qui nous divise", a dit Saâd-Eddine El Othmani.

Il a souligné dans ce sens qu'"il n'y a pas eu de crise gouvernementale" et que la majorité tient à rester cohérente et en accord sur les priorités qui répondent aux attentes des citoyens en matière d'éducation, de santé et d'emploi.

"Il est normal que des différences existent entre les partis de la majorité au vu des spécificités et références de chacun", a-t-il dit, estimant que la diversité au sein des partis est saine.

Priorité à la cohésion

De son côté, le président du RNI, Aziz Akhannouch, a souligné, à cette occasion, l'importance de la charte qui dégage une "vision claire sur la cohésion de la majorité" et y consacre les fondements de la sincérité et de l’engagement, faisant savoir que son parti soutient la majorité "tant que cela mène au progrès et au développement du pays".

Le secrétaire général du MP, Mohaned Laenser, a relevé que la signature de cette charte représente un "moment très important" pour les composantes de la majorité, en ce sens que ce document réaffirme les principes de l’engagement convenu en vertu du programme gouvernemental et la consécration des mécanismes de coordination et de concertation des différents points de vue. Il a fait part du soutien de son parti au programme gouvernemental.

Pour sa part, le premier secrétaire de l'USFP, Driss Lachgar, a relevé l’importance de ce texte qui organise les relations entre les membres de la majorité, notant que son parti est "satisfait du mode de travail du gouvernement sous la supervision de M. Saâd Eddine El Othmani".

Dans la même veine, le secrétaire général de l’UC, Mohamed Sajid, a estimé que la charte témoigne de "notre engagement et adhésion à soutenir le gouvernement", ajoutant que ce document va contribuer à parvenir à plus d’harmonie entre les composantes du gouvernement aussi bien sur le plan exécutif que législatif.

Un nouveau souffle

Le secrétaire général du PPS, Mohamed Nabil Benabdellah, a, quant à lui, estimé que cette charte revêt une "grande importance symbolique", d’autant plus qu’elle mise sur le renforcement des liens entre les composantes du gouvernement, jette les fondements de la culture de la différence et donne un "nouveau souffle démocratique" à même de contribuer à satisfaire les attentes du peuple dans les différents domaines.

La majorité gouvernementale, composée des partis signataires de la charte, s’engage, en vertu de la Constitution et conformément aux hautes orientations royales, à exécuter le programme gouvernemental afin de poursuivre l’édification d’un Etat démocratique et de droit, où les citoyennes et citoyens jouissent, sur un pied d'égalité, de leurs droits et libertés, des composantes de la pleine citoyenneté et d'une vie digne dans un esprit de solidarité entre les différentes catégories sociales et régions du Royaume.

Elle s’engage aussi à servir avec abnégation les intérêts suprêmes de la patrie, défendre sa souveraineté et son intégrité nationale et territoriale, et ce dans le respect des constantes de la Nation consacrées par la Constitution.

Le 20 février 2018

Source Web : Atlas Info

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