Souss Massa Quel rôle des élus dans le développement du tourisme ?

Souss Massa Quel rôle des élus dans le développement du tourisme ?

Dans une Région à fort potentiel touristique, malheureusement et maladroitement inexploitée, quand ce n’est que partiellement exploitée, voire dans certaines provinces pas du tout ; le rôle des élus dans le développement et la valorisation du secteur du tourisme est plus qu’important. IL est à la fois essentiel, primordial et même vital pour les populations locales.

Ce sont, en effet élus locaux et au sein du Conseil Régional, les premiers à être concernés et impliqués, vu la dimension du secteur du tourisme en tant que vrai développement économique et social, à la fois local et régional. Le Souss Massa a l’avantage de regrouper au sein du territoire pratiquement toutes ses composantes touristiques : du balnéaire, celui de l’arrière pays, le produit de montagne, le tourisme sportif, le tourisme rural , culturel

IL y donc à faire avec une bonne implication des élus dans le développement du tourisme qui doit être l’un des grands soucies des élus , au quotidien, étant donné l’effet multiplicateur  en matière d’emploi du tourisme et l’amélioration du niveau de vie des populations  locale. Sauf que, malheureusement, à part certaines interventions, de temps à autre, on ne voit pas sur le terrain un réel souci dans ce sens.

Tout développement touristique correct commence par une mise à niveau urbaine et rurale, dans les différentes villes et communes rurales concernées par le tourisme. Sans une bonne mise à niveau urbaine, dans le sens le plus large incluant l’infrastructure routière, urbanistique, zones de verdure, information touristique, signalétique, ramassage des ordures etc… on ne peut prétendre à une participation dynamique du tourisme, ni a son évolution correcte, dans l’objectif est non seulement la création des emplois, mais bien plus, l’amélioration du niveau de vie des populations locales concernées. C’est la première condition nécessaire à ce développement. Or c’est là la responsabilité première des élus locaux.

La deuxième condition concerne un partenariat intercommunal en vue d’unifier les stratégies touristiques pour les compléter, les unes par rapport aux autres en fonction des spécificités des produits touristiques locaux. Pour les renforcer également et les mettre en valeur dans le cadre d’une promotion régionale qui sert le produit touristique régional et ses diverses composantes locales. Cela doit être le cas dans toute la Région Souss Massa.

La création de la Société de Développement Régional Touristique (SDR), par le Conseil Régional, est une initiative très louable qui va permettre de pousser dans le bon sens le développement du tourisme rural. L’arrière pays, le tourisme rural, le tourisme responsable, le tourisme solidaire et le tourisme écologique, vont renforcer l’image d’un produit touristique régional diversifié et appuyer la promotion d’Agadir en tant que destination balnéaire chef lieu de la Région.

Le rôle des élus est incontestable dans la configuration du produit touristique, pour sa promotion et pour son image de marque. Les élus, communaux, dans toutes les provinces, assument donc la responsabilité d’aider à débloquer les situations qui entravent à la fois l’investissement , comme le développement du tourisme.  C ‘est le cas de la non mise en valeur des cascades d’Imouzzer et de ses environs, qui demandent à être résolu techniquement, ce qui redonnerait à ces cascades la place de choix qu’elles avaient, il y a des années.

C’est le cas, aussi, du fameux jardin botanique, dans l’ancien talborjt, dont on parle depuis quinze ans, en vain, en autres …. Le cas de l’exploitation de la source chaude Ait Lamine est flagrant , car bloqué depuis 28 ans., alors il est capable de fournir à Agadir et à la Région sa station thermale de valeur, vu la qualité des eaux prouvées scientifiquement.

Ce le cas, également, de la promenade qui n’a connu aucune valorisation, ni entretien correct depuis des années. L’entretien des zones de verdure dans toute la ville et la périphérie, l’entretien des feux rouges et de la chaussée, celles des maisons de quartiers, ; l’entretien et le nettoyage des oueds, notamment Oued Lahwar. Il faut voir l’état de saleté horrible dont ce trouve Oued Lahwar du coté du Souk El Had..  Des actions concrètes doivent suivre. L’état de la saleté est constaté dans tous les quartiers sans exception. Aux grands maux, les grands moyens. Ce n’est pas des petites actions ici et là, qui vont permettre le développement d’un tourisme urbain à Agadir.

IL est urgent de passer à la vitesse supérieure par des moyens techniques appropriés et par des décisions judicieuses, tel l’éclairage définitive de la plage la nuit, le nettoyage approprié de la plage, et de la promenade. Il s’agit d’une promenade piétonne qui, une fois bien entretenue servira correctement la promotion de la station balnéaire. La promenade doit restée excellemment piétonne à 100% ; c est sa vocation première et sa raison d’être, à l’instar de toutes les promenades en front de mer dans les destinations touristiques, ailleurs.

Il est par ailleurs judicieux que le Conseil  Communal d’Agadir,  réalise des pistes spécifiquement cyclables tout autour de la ville, avec la signalétique appropriée et l’espace dégagée nécessaires. Vouloir être une ville accueillante c’est permettre à la fois aux visiteurs nationaux et internationaux, comme aux locaux d’utiliser des vélos pour circuler à l’aise et dans la sécurité qu’il faut.

En parallèle, le nécessaire doit être fait pour rendre Agadir une vraie ville verte avec un entretien professionnel et permanent des espaces verts, des jardins publics et des zones vertes. Face à tout le travail demandé et exigé pour une bonne gestion d’une ville touristique, le Conseil communal ne pourra jamais réussir du beau travail à lui seul, malgré toute la bonne volonté de ses élus. C’est évident et indiscutable.

Les élus doivent se mettre en tête une fois pour toute que la destination Agadir est une destination urbaine donc l’aménagement urbanistique et les infrastructures urbaines, font partie intégrale du produit touristique. Le tourisme est un TOUT.  Il n’y a qu’a faire un tour général en ville, à commencer par le secteur touristique et balnéaire, pour constater les défaillances énormes en matière de propreté, d’entretien de verdure, de chaussée, trottoirs, arbres et palmiers etc… Cela ne doit pas durer ni exister.

La plage est le capital de la destination Agadir, Lorsqu’on a un bon capital, on le fructifie, en permanence, car si on le néglige, ce qui le cas actuellement et durant toutes ces dernières années, malheureusement, on ne fait qu’aggraver la situation du développement du tourisme, déjà fragilisé par une conjoncture politique et économique mondiale non réjouissante.

Ceci dit lorsqu’on parle d’Agadir, on devrait  parler d’une locomotive qui devrait tirer pour de bon les autres grands quartiers périphériques dans une coordination parfaite, pour avoir une cohésion d’ensemble et une urbanisation complémentaire et fonctionnelle. Malheureusement, ce n’est pas le cas. La frustration de la population et sa déception sont énormes. L’attente des jours meilleurs semble, bien lointaine, malheureusement, vu les réalités amères et frustrantes, en matière de gestion urbaine vécues au quotidien, tout particulièrement dans le secteur touristique et balnéaire, le fameux STB

Le 06/05/2019

Source web Par Tourismenews

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