Journée internationale de la jeunesse : l’AMDH dénonce la répression de la jeunesse Marocaine

Journée internationale de la jeunesse : l’AMDH dénonce la répression de la jeunesse Marocaine

Les musulmans célèbrent ce lundi 12 août Aid Al-Adha. Mais le monde entier célèbre la journée internationale de la jeunesse. Le thème choisi, cette année, par l’Organisation des Nations Unies (ONU) est « Transformer l’éducation ». Un thème qui intervient dans un contexte éducatif « critique » à savoir que « plus de la moitié des enfants et des adolescents âgés de 6 à 14 ans n’ont pas les compétences de base en lecture et en calcul », selon les données de l’ONU.

À cette occasion, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) célèbre la journée internationale de la jeunesse. Dans un communiqué parvenu à Hespress FR, l’AMDH souligne que le thème choisi par l’ONU cette année vient insister sur l’importance d’« ouvrir l’enseignement à tous et le faciliter aux jeunes », et ce, en « harmonie avec le 4e objectif du Programme de développement durable 2030 qui vise à assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ».

Par ailleurs, l’AMDH célèbre cette année la journée internationale de la jeunesse et dénonce « l’étouffement des organisations menées par des jeunes, le piétinement de leur droit à s’exprimer, de s’organiser et profiter du soutien et des espaces publics », peut-on lire dans son communiqué, mais pas que. L’AMDH aborde également « la répression des manifestations pacifiques, et la détention politique » soulignant que « l’état continue de faire des choix économiques, sociaux et de politiques inégalitaires, que ce soit dans le secteur de la santé, de l’enseignement, de l’emploi et des libertés ».

Côté enseignement, l’association n’a pas manqué d’aborder la loi 51.17 relatif au système de l’éducation nationale et la formation professionnelle, adoptée récemment au Parlement qui, pour elle, est une « violation flagrante à la gratuité de l’enseignement, et une consécration de la contractualisation dans l’emploi ».

Concernant le projet de loi 97.15 sur la grève, l’AMDH soulève que cette loi représente une violation des libertés en général et des libertés syndicales en particulier, « sans oublier la mise en place d’autres lois et mesures qui vont réprimer encore plus les droits humains, comme l’emploi par contrat, le système de contrat, et la restructuration du système de l’emploi dans la fonction publique… ».

Dans ce sens, l’AMDH salue les nombreux mouvements de lutte des jeunes Marocains, que ce soit les étudiants, les chômeurs et même ceux qui ont un travail, et réitère son soutien à ces jeunes-là dans leur lutte pour leurs droits légitimes.

L’AMDH appelle également le gouvernement à « libérer l’ensemble des détenus d’opinions et les détenus politiques notamment ceux du Hirak du Rif et de Jerrada, les militants de l’Union nationale des étudiants du Maroc, et les détenus des mouvements sociaux au Maroc ainsi que l’arrêt des poursuites et violences qui cible les journalistes, les syndicalistes et les défenseurs des droits humains ».

Pour conclure sa note, l’AMDH dénonce pareillement la situation que connait la jeunesse marocaine comme marginalisation à cause de l’inexistence du principe de l’égalité des chances dans le processus de formation de ses jeunes, mais aussi l’absence d’une politique et d’une stratégie nationale dédiée spécialement pour cette jeunesse afin qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle dans les différents secteurs de la vie.

Le 12 août 2019

Source web Par hespress

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