Lancement lundi prochain par le Maroc du programme “Oasis durables“

Lancement lundi prochain par le Maroc du programme “Oasis durables“

Le Maroc se positionne comme pays précurseur dans la gestion des espaces oasiens. Un programme international sera annoncé lundi prochain par le Maroc, dans le cadre de la COP22. Quels défis? Quels enjeux?

«Les régions oasiennes souffrent du déplacement massif des populations,» souligne de prime abord le Pr Mohammed Badraoui, directeur général de l’Institut national d’agronomie. Ce dernier n’hésite pas à employer le terme «désertisation» pour qualifier ce phénomène. Pour lui, «l’aménagement des espaces oasiens est un défi majeur. Il faut mettre fin à la prédation foncière dont souffrent ces zones.»

Et pour cause, l’enjeu est de taille. La problématique est à traiter sous différents angles; les aspects économique, humain et environnemental sont nécessaires à prendre en considération pour améliorer les conditions des zones oasiennes.

L’ancien président de la région Souss-Massa-Drâa, et président de l’ANDZOA, l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes, Brahim Hafidi, présent lors de la plénière de cette réunion dans le cadre de la COP22, n’a pas manqué de noter que «l’exploitation des ressources minières et le tourisme rural peuvent être des leviers de développement de ces régions.»

De plus, le facteur humain est primordial dans la gestion de la question. A ce propos, Brahim Hafidi a rappelé quelques chiffres alarmants sur quelques indicateurs du niveau de développement humain dans les régions oasiennes au Maroc: «En ce qui concerne l’éducation, la couverture dans les zones oasiennes est très en dessous de la moyenne nationale. Les chiffres sont encore pires en ce qui concerne la santé; le nombre de médecins pour 10.000 habitants est particulièrement bas et ce dans toutes les provinces oasiennes.»

Pour l’heure, le Maroc entend contribuer à l’amélioration des conditions de vie dans les oasis. Il lancera, à ce propos, lundi 14 novembre l’initiative «Oasis durables» qui regroupe une coalition internationale pour la préservation des oasis, nous apprend Jean-Baptiste Cheneval, coordinateur du Réseau associatif de développement durable des oasis (RADDO) et également coordinateur de la FAO pour le même programme.

Une initiative est d’ores et déjà en marche, il s’agit du programme de gestion adaptative des oasis. Ce projet, lancé par la FAO au profit du Maroc, de la Tunisie et de la Mauritanie repose sur trois volets. «Il s’agit d’abord de la construction d’une base de données sur les acteurs oasiens, le recueil et la diffusion des bonnes pratiques, notamment avec le RADDO et enfin un plaidoyer pour la mobilisation des pouvoirs publics sur la préservation et le développement des oasis.»

Le 09 Novembre  2016
SOURCE WEB Par Médias 24

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