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El Omari: "Le Maroc arrive droit devant le mur… "

El Omari:

«La crise est générale. Au total, 25 manifestations sont recensées quotidiennement au Maroc. Les revendications sont sociales et économiques et n’épargnent aucune région du Royaume. Notre pays arrive droit devant le mur…nous devons tous nous mobiliser pour sauver la baraque ». Les propos « alarmants » sont d’Ilyass Omari, lors d’une conférence de presse, tenue ce samedi à Fès, en marge du congrès régional du Parti authenticité et modernité (PAM). Un congrès dont les travaux se déroulent, dans un palace de la cité idrisside, à huis clos. Avant de retrouver ses militants (environ 500 selon les organisateurs), le secrétaire général du parti du tracteur a précisé que « le Royaume vit l’une des plus graves crises de son histoire». Une « crise de confiance» qui a démarré bien avant le blocage gouvernemental avec un important taux d’abstention aux dernières législatives. «Sur les 28 millions de marocains arrivés à l’âge du vote, seuls 7 millions ont accompli leur devoir national. Notons que plus d’un million et demi de bulletins nuls ont été comptabilisés», rappelle Omari.

«A contribuer à cette situation, la guerre contre les partis politiques. Une guerre vieille depuis un siècle et dont l’instigateur, qui s’est endormi une dizaine d’années, s’est réveillé. Si vous le connaissez, désignez-le et nous irons lui demander d’épargner notre peuple et préserver les intérêts suprêmes de la nation… Si cette situation perdure, après le mur, il y a l’Oued, là où tout le monde peut se noyer», martèle le patron du PAM. Par ailleurs, ce dernier a noté « qu’il est contre l’arrestation de l’artiste Silya et tous ceux qui ont des revendications sociales et économiques». «Maintenant qu’ils sont arrêtés et poursuivis par la justice, je ne peux demander leur libération. C’est à la justice de trancher», martèle-t-il prudemment. Aussi, «je n’aime pas le mot « Hirak ». Ces jeunes protestent contre une situation. Une fois résolue, ils ne protesteraient plus. Ce qui est primordial actuellement, c’est de dialoguer ensemble, majorité, opposition, dans un devoir de citoyenneté, en vue d’instaurer un regain de confiance», propose Omari. Enfin, sur sa relation avec Aziz Akhannouch et «la pseudo-guerre » de positionnement entre le PAM et le RNI, le SG du PAM a signalé qu’il y a un respect mutuel entre les deux formations ainsi que de vieilles connaissances entre les deux leaders.

Le 15  Juillet 2017

SOURCE WEB Par L’économiste

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