Adel El Fakir, un « marketeur » devenu patron de l’ONMT

Adel El Fakir, un « marketeur » devenu patron de l’ONMT

Attendue depuis plus de six mois, la nomination du nouveau directeur de l'Office national marocain du tourisme a eu lieu aujourd’hui 21 juin en Conseil de gouvernement. Désormais, c’est à Adel El Fakir de vendre la « destination Maroc ». Portrait du successeur d’Abderrafie Zouiten.

Un commis de l’Etat ou un « marketeur » ? La nomination du directeur de l’ONMT semble toujours obéir à cette logique. Après la mise à la retraite d’Abderrafie Zouiten, haut commis de l’Etat qui a fait ses armes au sein de la compagnie aérienne nationale, c’est désormais à un Adel El Fakir au profil commercial de prendre les commandes et de « vendre » la destination Maroc. Diplômé de l’ISCAE, où il a fait des études de finances, le nouveau patron de l’ONMT a roulé sa bosse notamment dans le secteur privé. Fin connaisseur de la dynamique des réseaux sociaux, il compte également parmi les influenceurs sur Twitter

C’est loin du tourisme que le natif de Kénitra a démarré sa carrière. Le diplôme en poche, c’est sur la fromagerie Bel qu’il jette son dévolu. Il y passe une dizaine d’années dans le département marketing, avant de rejoindre le géant américain de soft-drinks Coca-Cola comme directeur marketing pour le Maroc et l’Afrique équatoriale. C’est d’ailleurs au sein de Coca Cola que l’actuel patron de la RAM Hamid Addou, autre ancien DG de l’ONMT, avait fait une partie de sa carrière.

Ensuite, le quadra se voit proposer par le PDG de la SNRT, Fayçal Laraichi, la direction de la régie publicitaire. Le marketeur y voit une aubaine pour appliquer une certaine rigueur du privé dans l’univers public, où le critère de l’efficacité est moins vital.

« C’était un projet extrêmement intéressant. Il y avait un projet de mise à niveau et d’injecter du sang neuf au sein de la régie. Appliquer ce que j’ai appris dans le privé à un univers public, je trouvais cela intéressant comme défi, et ça l’a été », se souvient Adel El Fakir, précisant que « parts de marché comme chiffres d’affaires étaient en augmentation » durant ses cinq années aux commandes de la régie.

C’est aussi en tant que patron de la régie de la SNRT que l’homme préside durant trois ans la Commission de sélection des programmes mise en place en 2011, qui avait à définir « tout ce qui est contenu média, programmes, achat de programmes. C’était une expérience intéressante, surtout du point de vue éditorial », se remémore-t-il.

Au bout de cinq ans, il est rappelé à nouveau au privé par Coca-Cola. Nommé à la tête de l’embouteilleur Atlas Bottling company, il devait relever un autre défi, nous dit-il : « Le démarrage de la plus grosse unité

Industrielle en Afrique installée dans la zone franche de Tanger. »

Maintenant que c’est chose faite, il dit vouloir relever un autre défi. « A partir du moment où le poste était vacant et qu’il y a eu l’appel à candidatures, je n’ai pas hésité un instant », lance Adel El Fakir.

Sa recette pour vendre un secteur en roue libre et divisé ? « Dans ma carrière, j’ai travaillé deux dimensions importantes : le marketing, travaillé sur des marques comme Coca Cola ou bel, leur repositionnement. Puis, l’aspect commercialisation, c’est-à-dire transformer ce capital en résultats, en consommation, en achat, » explique El Fakir, qui estime que « la plus belle chose est de travailler sur la marque Maroc  ».

Publier Le 21 août 2018

Source web par: telquel

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