Le Maroc crée son système d'inventaire des émissions de gaz à effet de serre

Le Maroc crée son système d'inventaire des émissions de gaz à effet de serre

Le système d'inventaire des émissions de gaz à effet de serre sera institué auprès du secrétariat d'Etat chargé du Développement durable.

Le projet de décret 2.18.74 a été adopté ce vendredi 16 novembre en Conseil de gouvernement.

Les échanges de données et les responsabilités de chaque organisme participant aux travaux d’inventaire des émissions de GES seront désormais officialisés dans un cadre formel.

Le texte prévoit la création d'une commission nationale d’inventaire, une unité nationale d’inventaire et la mise en place d'un coordinateur national entre les différents secteurs concernés.

L'objectif est de doter le Maroc d’un "système pérenne et fiable" permettant de produire un inventaire national des émissions de GES, lit-on dans le texte du projet de décret.

Dénommé "SNI-GES", il sera ainsi chargé:

- de collecter les données relatives aux émissions de GES auprès des points focaux désignés par les administrations publiques, les organismes publics et privés relevant des secteurs de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie, de la foresterie et des déchets solides et liquides;

- de centraliser les données pour la réalisation des calculs;          

- et d'élaborer des projets de rapports d’inventaire et des travaux préparatoires des communications nationales.

La Commission nationale d’inventaire sera, elle, chargée d’approuver le rapport national d’inventaire, le règlement intérieur du SNI-GES et son actualisation, de donner son avis et présenter toute proposition relative à la lutte contre les émissions de GES.

Elle devra également approuver le plan annuel de formation et de perfectionnement des compétences, proposé par l’Unité nationale d’inventaire.

La commission, présidée par le secrétariat d'Etat chargé du Développement durable ou par la personne déléguée chargée à cet effet, est composée de représentants des départements de l’Intérieur, l’Agriculture, la Pêche maritime, les Eaux et forêts, l’Energie et les Mines, l’Industrie, l’Equipement, le Transport et la logistique, le Développement durable, la Recherche scientifique et la Santé.

Elle sera également composée de représentants du Haut-commissariat au plan, de l’Agence pour le développement agricole, l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique, l’Agence marocaine pour l’énergie durable, la Société d’investissements énergétiques, l'ONEE, OCP et de la CGEM.

Les coordinateurs sectoriels doivent transmettre régulièrement, au coordinateur national, les données collectées auprès des points focaux.

Les GES en chiffres

Conformément aux engagements internationaux en matière de lutte contre le changement climatique, le Maroc émet, chaque 4 ans, une communication nationale comportant un inventaire national des émissions anthropiques par ses sources et de l’adsorption par ses puits de tous les gaz à effet de serre ainsi qu'une description générale des mesures qu’il prend ou envisage de prendre pour mettre en œuvre les dispositions de la convention. Cette communication est adressée à la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Chaque 2 ans, une mise à jour des inventaires de GES est également effectuée.

Le dernier inventaire des émissions de GES au Maroc remonte à 2014. Entre 2010 et 2014, les émissions directes du Maroc ont augmenté de 13%, avec une dominance des émissions de CO2, selon les résultats de cet inventaire.

Le secteur de l’énergie est le plus grand contributeur aux émissions de GES, suivi de l’agriculture. Viennent ensuite les procédés industriels et les déchets.

ges-indirects

(Source: 4C Maroc)

Le 16 novembre 2018

Source web par: medias24

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