Incidences du Coronavirus sur le tourisme au Maroc

Incidences du Coronavirus sur le tourisme au Maroc

2020 commence, apparemment, mal pour le marché chinois. Même le Nouvel An chinois, placé sous le signe du Rat (symbole d’épidémie) semble mettre à genoux le géant économique à cause de l’apparition du Coronavirus, faussant tous les calculs, notamment dans le domaine touristique. La mauvaise nouvelle est tombée comme un couperet sur la tête des Tours opérateurs et les différents maillons de la chaîne de distribution : Une circulaire émanant du ministère du Tourisme chinois adressée aux agences de voyages les informant que tous les voyages programmés vers les différentes destinations mondiales, y compris le Maroc, sont annulés à compter d’aujourd’hui lundi 27 janvier. Quand on sait que le marché chinois est le premier pourvoyeur de touristes dans le monde avec 150 millions de touristes, avec un puissant TO émetteur, CTRIP. C’est le cauchemar pour les agences de voyages réceptives et les hôtels au Maroc. Le pire scénario, c’est qu’en pareille cas de force majeure où des vies sont en jeu, que les hôteliers marocains exigent d’être payés sur les réservations effectuées pour février, voire mars notamment.

Le manque à gagner est énorme. Si l’on prend en compte que les 5 grandes agences du Maroc traitant avec le marché chinois, chacune d’entre elles amène en moyenne 30 groupes de 20 à 25 personnes par mois, soit un total de 150 groupes totalisant 3000 personnes environ à raison de 200 euros chacun.

Que dire aussi de la ligne Casa-Pékin mise récemment en service par la RAM qui risque de subir des perturbations, ce dernier cri d’avion B787-9 Dreamliner transportant 325 passagers avec une fréquence de 3 vols hebdomadaires? Dur à imaginer.

Revers de la médaille, l’informel chinois au Maroc risque d’être au chômage. Ses officines agences, ses guides, ses transporteurs, etc, seront certainement frappés de plein fouet.

Mais ce que l’on doit tirer de cette catastrophe de début d’année, c’est que le réceptif marocain ne doit pas se désolidariser face à ce malheur. Les hôteliers, en premier avec les agences de voyages qui, elles, perdent des clients, alors que les hôteliers ont toutes les latitudes de remplir leurs chambres.

Le 27 janvier 2020

Source web Par premium travel news

Les tags en relation

 

Les articles en relation

« IL » EST LÀ !

« IL » EST LÀ !

Ce que tout le monde redoutait tout en espérant en secret que le Maroc serait épargné, est désormais arrivé. Le Covid-19 fait partie aujourd’hui du pa...