Sajid à la rencontre des professionnels de Marrakech

Sajid à la rencontre des professionnels de Marrakech

Après Agadir et Casablanca, le nouveau ministre du Tourisme, Mohamed Sajid, fait escale à Marrakech. Une occasion pour lui d’avoir de plus amples connaissances sur la force du produit, ses aspirations et la feuille de route de son développement.

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C’est donc qu’accompagné de Lamia Boutaleb, Secrétaire d’Etat au Tourisme, M. Sajid était en conclave à la Wilaya de Marrakech à la rencontre des opérateurs publics locaux intervenant dans le secteur ainsi que les professionnels privés, peu nombreux il faut le dire, car invités à la dernière minute par M. le Wali, quand il s’est aperçu qu’ils n’étaient pas parmi les invités. C’aurait été grave s’il n’y a pas eu cet acte de rattrapage de dernière minute, alors qu’ils sont partie prenante du sujet même de la réunion. Bévue ? On est en droit de s’interroger sur le pourquoi de la chose et sur l’identité de ceux à qui cette absence profite ou ne profite pas du tout, en fin de compte. Ce qui est sûr, et après investigations, c’est que le ministère du Tourisme n’y est pas du tout derrière, contrairement à ce qui a été relaté par certains médias.

Tout compte fait, le conclave se serait, de part et d’autre, bien déroulé, avec oreille attentive aux différentes interventions, notamment celles de M. le Wali et du Président de la Région. L’occasion aussi de débattre de la situation du secteur, de ses performances, des chantiers et actions clés prioritaires à entreprendre, relance et accélération de la destination notamment pour les aspects relatifs à l’approche territoriale et aux actions qui seront adoptées pour accompagner les régions en termes de promotion et de gouvernance du secteur.

La plupart des interventions ont, comme on pouvait s’y attendre, vanté le positionnement privilégié de la destination Marrakech et son rayonnement. Mais pour le Président de la Région, il reste encore beaucoup à faire pour que Marrakech soit, selon lui, une destination touristique internationale à part entière. Manque d’infrastructures de pointe handicapant, traduit dans la réalité par les conditions de tenue de COP 22 en l’absence d’un Palais des Congrès qui pourrait recevoir ne serait-ce que 5000 personnes. Les objectifs tracés sont, selon lui, de la chimère en l’absence d’infrastructures diversifiées et d’offres s’adressant à toutes les catégories de clientèle. Il pense également que la ville doit se prémunir d’une visibilité dégagée, grâce à la mise en place d’une ingénierie touristique régionale qui prenne en compte les vrais besoins de la destination, tel un programme spécifique au tourisme de loisirs, activité très demandée et susceptible de renforcer l’offre en tourisme intérieur et d’en allonger la durée moyenne de séjour.

Nonobstant toutes les bonnes intentions, la destination pèse bien son poids, reconnu à l’international dans des sphères de haut niveau. Peut mieux faire, certes, mais Marrakech est ce qu’elle est. Pour la mettre au goût du jour, il faudrait toute une batterie de moyens lourds, même en matière de gouvernance, comme la mise en place d’un comité de pilotage qui doit, lui aussi, être à la mesure de sa grandeur et de ses ambitions. Un comité qui devrait faire preuve d’autorité quand des pratiques gangrènent, par exemple, l’industrie hôtelière locale, appelée à supporter le fort taux de dumping qui lui ronge les entrailles. D’ailleurs dans le conclave, tous se sont mis d’accord pour adopter des positions fermes pouvant aller jusqu’au déclassement des unités pointées. On rappelle, à ce titre, la nouvelle loi 80-14 promulguée en 2015, à travers laquelle le secteur hôtelier passe en plus d’une évaluation qui repose  sur les infrastructures de base à des critères liés plus qualitatifs  (service, ressources, hygiène, confort, bien-être…).

Du nouveau, tout de même. L’administration du Tourisme aurait annoncé durant la réunion qu’elle va activer, dans le cadre de la gouvernance territoriale, le fameux projet des ADT, qu’elle rebaptise par Sociétés de Développement Touristique Régional avec 3 chefs de file aux commandes : la SMIT, l’ONMT et la Région. Pour quelle représentativité du privé ? Rien ne filtre encore puisque le projet ne va être ressuscité que prochainement. Quel en serait le montage financier ? On n’en sait pas plus, mais à craindre que le ministère des Finances ne soit pas d’accord à la fin.

Le 17 Juin 2017

SOURCE WEB Par Tourisme Et Gastronomie

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