“Avec mon invention non polluante, l’électricité devient gratuite pour tous?!”

“Avec mon invention non polluante, l’électricité devient gratuite pour tous?!”

À 86 ans, Marcel Mothes, ce chauffeur routier à la retraite a conçu, sur son balcon, une centrale hydroélectrique familiale qui permet de produire gratuitement et sans aucune pollution toute l’électricité dont on a besoin chez soi. Des industriels s’intéressent déjà à cette trouvaille qui pourrait être commercialisée.

« J’ai toujours été soucieux de l’environnement. J’ai travaillé comme routier jusqu’à 60 ans. Au volant de mon camion, je me disais souvent qu’il était indispensable de changer nos comportements, d’utiliser des énergies moins polluantes, sinon on irait droit dans le mur. Cependant, je n’avais pas de projet bien défini à l’époque.

Une fois à la retraite, j’ai profité de mon temps pour me mettre au vélo, au cyclotourisme. C’était une passion, mais au fond de moi, j’étais malheureux en voyant tous les problèmes environnementaux qui existent à travers le monde. Je pensais toujours que je devais faire quelque chose pour améliorer notre quotidien et offrir un avenir à nos enfants.

Alors, un jour, après avoir vu des reportages sur les dangers du nucléaire et la difficulté qu’ont de nombreuses familles à payer leurs factures énergétiques, je me suis dit qu’il fallait que j’invente une centrale électrique familiale pas chère et non polluante.

Après avoir potassé des dizaines de documents sur Internet, j’ai réussi à concevoir un modèle qui ne consomme qu’un peu d’eau. Dans la foulée, j’ai réalisé un prototype pour voir si ça fonctionnerait. Personne autour de moi ne croyait en mon projet, même si ma femme et mes enfants me soutenaient dans ma démarche.

« C’est sur mon balcon que j’ai réalisé ma centrale électrique et les pièces nécessaires à son fonctionnement. »

Ma détermination ne m’a jamais quitté. Bien que je n’aie pas fait d’études scientifiques, j’ai réussi à donner vie à cette centrale hydroélectrique et déposé des brevets à l’Institut national de la protection industrielle (INPI) pour protéger mon invention.

Comme je n’ai pas d’atelier, que j’habite dans un immeuble, c’est sur mon balcon que j’ai réalisé ma centrale et les pièces nécessaires à son fonctionnement. J’ai mis près de trois ans.

Mon système est simple. J’ai pris une poubelle en plastique dans laquelle je mets de l’eau. Cette eau est compressée et entraîne une bobine électrique qui fournit alors un courant. Tout le procédé est silencieux et ne provoque aucune pollution. Le liquide est récupéré en circuit fermé pour produire de nouveau de l’électricité.

« Ma machine qui pourrait être commercialisée à moins de 800 euros. »

Avec ma centrale, que j’ai baptisée Marc Moths Eternel Ecolo et sur laquelle j’ai écrit Osycroire, je peux alimenter toute une maison : le réfrigérateur, le chauffage, la télévision et l’éclairage.

J’ai eu un article dans la presse locale et des investisseurs m’ont contacté. Ces chefs d’entreprise sont impressionnés par ma machine qui pourrait être commercialisée à moins de 800 euros. De plus, cela changerait la vie des gens des pays sous-développés.

Je crains fort que mon “bébé” ne soit pas tout de suite mis sur le marché. J’ai compris, au cours de mes nombreuses démarches, que je dérangeais les grands industriels de l’énergie. Mon système, que l’on peut aussi adapter aux bateaux et aux voitures, fera notamment concurrence aux entreprises pétrolières

Mais ce n’est pas grave. Car je reste plus que jamais persuadé que ma centrale sera un jour adoptée par nos sociétés. Il en va de l’avenir de nos enfants, de l’homme et de notre planète.

Je suis heureux d’avoir pu mener à bien un tel projet sans avoir, je le répète, de formation spécifique. Mon vrai bonheur, c’est de penser que je laisse quelque chose qui, je l’espère, améliorera la vie de tous et contribuera à rétablir l’équilibre écologique.

Et je suis sûr que mon invention va dans le sens de l’histoire. »

Le 24 septembre 2016

SOURCE WEB Par France Dimanche

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